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Covid-19: anticiper le chaos, une responsabilité partagée

Pour une prise de conscience commune et la mise en place de mécanismes idoines de réussite collective

Mickelson Thomas

Je vois déjà la mine renfrognée et dubitative de beaucoup de congénères, des jeunes de la nouvelle génération et de compatriotes de bonne foi se dire d’emblée qu’ils ne sont et ne seraient responsables de rien, en cas d’éventuelle catastrophe.

Aussi, avec une « naïveté » toute haïtienne, me plait-il d’espérer que dans cette crise sanitaire mondiale, notre pays de douze (12) millions d’habitants, contrairement à l’Occident, va éviter le pire. 

Et si ce n’était pas le cas ? Et si notre ignorance autant que notre inculture de peuple, couplées aux atermoiements habituels de nos dirigeants – d’aucuns pointeront du doigt les mensonges, magouilles et décisions inadaptées – nous plongeaient dans un bouleversement pire que celui auquel font face des pays de loin mieux préparés ? 

Allons-nous devoir encore une fois nous en remettre au Tout-puissant ? à l’Oncle-Sam et/ou à ses confrères ? ou encore aux organisations internationales pour anticiper les crises à notre place et nous proposer des mesures pour en sortir, faisant du coup mentir le dicton : Aide-toi, le ciel t’aidera ?  

Ce scénario catastrophe que je ne prends nullement plaisir à imaginer, hante pourtant mes nuits, se frayant dans mes pensées un passage au petit matin jusqu’à occuper une place inquiétante dans mes longues journées de confinement. Quel confinement (…) ?

Haïti a connu ses premiers cas « officiels » de Covid-19 le 19 mars 2020, jusqu’à cumuler ce jour, toujours selon les responsables gouvernementaux, plus de 20 cas en un peu plus de dix (10) jours. Une performance que nous envieraient bien des pays.

Le gouvernement affirme avoir mis en branle, dès le mardi 24 mars, un ensemble de mesures d’endiguement associées à des dispositions sanitaires, suivi de certaines mesures économiques. Cependant le flou et la cacophonie communicationnelle entourant ces dispositions-barrières, laisse-il présager quelque de bon pour l’avenir socio-politique et économique du pays ?

Les analyser, sous le prisme de causes à effets tout en tenant compte de la conjoncture internationale, nous mettra dans une meilleure position pour camper le scenario effrayant qui, nous ne le souhaitons pas, semble se profiler à l’horizon.

1. La fermeture des établissements scolaires et universitaires, la suspension des vols et la quasi-fermeture des frontières ont été accueillies avec une certaine circonspection. S’en est suivi, malheureusement, un manque de sensibilisation rationnelle et un décalage dans l’exécution des mesures, car prises dans un empressement faisant fi d’une certaine sagacité. Et leur application stricte dès la première semaine s’est trouvée fortement altérée par l’incrédulité, l’ignorance, la négligence, la pauvreté, l’insouciance de toute la population, et même des institutions étatiques dans certaines de leurs prestations de service public. Il faut aussi accepter que la porosité de nos divers points de frontière terrestre avec la république voisine (dont le nombre de cas avait déjà dépassé la centaine) a permis des mouvements clandestins de personnes, éventuellement malades, laissant l’observateur avisé que je suis, sceptique et inquiet relativement à la mitigation de la propagation du virus dans le pays.

2. Le confinement partiel des gens sous la surveillance policière d’une une force de police sous-équipée et d’une armée minuscule, embryonnaire, et confinée à des taches de « développement » dont nous essayons toujours de comprendre les fondements, ne nous permettra certainement pas, d’un simple regard panoramique, de jouir d’un sommeil tranquille.

3. Quant au renforcement du dispositif sanitaire quais-inexistant (masques de protection, kits de dépistage, espaces de soins d’urgence et d’isolement thérapeutiques, matériels respiratoires, etc.) pour une meilleure prise en charge d’éventuelles personnes infectées, nous avons eu droit dans la presse, à des confusions et des déballages insidieux dont un avenir, pas si lointain, sera seul juge.

4. Et que dire des mécanismes d’accompagnement pour les plus démunis, les fonctionnaires publics, des acteurs du secteur informel et ceux du secteur privé des affaires ? A la lumière de la parcimonie et des contours flous des mesures économiques dites rationnelles, je me demande perplexe, si l’État pourra vraiment, avec ce que je considère plutôt comme des annonces d’intention, procéder à la distribution gratuite de denrées et de kits de survie à plus de quatre (4) millions des gens en difficulté alimentaire chronique, apaiser l’inquiétude des petits, moyens et grands entrepreneurs relativement à l’éventuelle fermeture de leurs entreprises et anticiper les pertes d’emplois massifs à venir …

Après plus d’une semaine, d’aucuns diront qu’il est trop tôt pour apprécier les mesures de la mi-mars aux conséquences floues, nous faisant déjà entrevoir un mois d’avril et un mois de mai avec pour effet une augmentation, voire une explosion, des cas d’infection avec les suivantes retombées catastrophiques; si d’aventure des mesures d’ajustement et de redressement ne sont pas envisagées. Nous assisterons impuissants à:

1. Une indiscipline citoyenne à cause, notamment, de la dictature économique du quotidien, dans le respect des mesures de distanciation sociale et autres dispositions-barrières.

2. Une incapacité logistique du Ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI), malgré les quelques mesures cosmétiques des premières heures, à contrer autant que l’abus des fournisseurs et la flambée des prix des denrées alimentaires, des matériels de protection et de nettoyage (produits de première nécessité, masques, gants, désinfectants pour les mains, etc.) que l’apparition d’une économie clandestine.

3. Une aggravation fulgurante du climat d’insécurité avec une augmentation exponentielle des cas de vols, d’agressions dans les rues et à domicile dans les quartiers entourés de bidonvilles vivant dans une précarité avérée et ne pouvant plus subvenir à leurs besoins quotidiens de base.

4. Des soulèvements populaires violents  à cause  de l’inefficience sinon l’insuffisance des réponses humanitaires d’urgence et des mesures concrètes d’accompagnement des structures bancales mises en place pour l’accompagnement des personnes vulnérables ;

5. Un accroissement record du taux de chômage aux alentours de 80-90% avec la fermeture totale par le secteur privé des rares entreprises existantes ;

6. L’incapacité du le Ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP), au regard des dispositifs sanitaires existants (manque d’espaces, de lits, de personnel médical, de matériels médicaux, etc.) de répondre efficacement aux besoins grandissants de dépistage pour la prise en charge médicale des personnes infectées ;

7. Une éventuelle grogne et probable mouvement violents chez policiers qui réclameront, sans doute, des primes de risque sanitaire pour leur engagement à faire respecter le couvre-feu et le confinement des populations.

Que fera le Gouvernement, dont l’exécution des mesures d’accompagnement sanitaires, économiques et politiques s’est faite selon une approche approximative, mais qui plus est, dans une totale opacité ? Nous dirigerons-nous donc vers un effondrement du système de gouvernance étatique avec des conséquences incalculables allant de la crise alimentaire aux soulèvements populaires en passant par des mutineries au niveau du personnel policier (je n’ose pas dire militaire) avec une rupture et une anarchie totales ?

Nous acheminons-nous, osons le dire, vers un chaos généralisé et, même, une guerre civile, mille fois annoncée dans une indifférence totale des pays amis qui, pour l’heure, placent l’intérêt national au premier plan des priorités sanitaires, économiques et stratégiques de l’heure ?   

Devrions-nous alors, une énième fois, nous remettre aux dieux tutélaires de la nation, vraisemblablement sourds depuis plus de deux cents (200) ans, tout en espérant que cette éventualité macabre envisagée pour éclairer l’opinion, n’arrive si l’anticipation rationnelle et des mesures correctives inclusives, pragmatiques, citoyennes et adaptées à la réalité haïtienne ne sont prises et exécutées avec célérité ?

A moi et à tous ceux qui, dans un coin de leur tête, se sont déchargés d’une responsabilité quelconque, je vous inviterais, pour conclure, à méditer sur la question suivante : Comment avons-nous si bien réussi de manière personnelle à être des citoyens modèles alors que nous avons piteusement échoué à mettre en place les mécanismes pour une réussite collective ; en regardant passif se succéder des centaines de dirigeants élus et nommés, jouant aux apprentis-sorciers avec l’argent de nos taxes, notre destin, celui de nos enfants et de toute une nation ?

Anticiper le chaos en Haïti participe de cette chronique de l’incertitude contemporaine qui nous a surpris dans notre quotidien. Aussi, ici et maintenant doit-il se tenir le procès de cette inculture et insouciance généralisées à laquelle nous nous sommes, pendant trop longtemps, étrangement identifiés.

C’est en effet un truisme de dire que si nous devrions tous mourir, HAITI survivra avec d’autres. Sur la base de cet implacable constat et de la notion de responsabilité citoyenne collective, n’est-ce pas le moment de réfléchir à limiter notre dépendance en biens essentiels dans nos relations avec nos voisins, tout en apportant notre contribution aux changements de paradigmes de la mondialisation à venir, et assurer le contrôle du destin des générations haïtiennes à venir ?  

Mickelson Thomas


19 Comments

  • Merci à l’auteur, M Mickelson Thomas, pour cet article concis, clair et précis. Ses préoccupations reflètent les nôtres dans ces moments de grandes incertitudes.

  • Merci. C’est une très belle réflexion. Sans être un prophète de malheur vous avez dit l’essentiel de ce qui pourrait nous arriver. Comme dit l’adage : prévenir vaut mieux que guérir. J’espère qu’ on prendra note de toutes ces interrogations afin de pouvoir vraiment anticiper le chaos. Car, à bien considérer les faits existant en Haïti, la situation n’augure pas des jours meilleurs.

  • 1- Cher auteur, je salue ton courage d’écrire certaines vérités.
    2- Si je ne me trompe pas, je crois que la date officielle de la déclaration de trouvaille des 2 premiers cas confirmés est le Jeudi 19 Mars, en fin d’après-midi ou en début de soirée. Vérifies.
    3- J’aime bien la question en gras, vers la fin de l’article.

  • Le texte se veut une analyse sociologique politique et existentielle du pays dans un contexte plutôt particulier celui du COVID19. Il soulève le voile sur l’incapacité chronique des dirigeants haïtiens à l’autodétermination, à la gestion rationnelle et efficace de la chose publique mais aussi et surtout au déficit de citoyenneté et de civisme confirmes aux valeurs ancestrales
    Ce texte s’insinue dans les contours viciés des pratiques malveillantes de l’opacité administrative et financière qui génèrent la corruption et le refus de réédition de comptes.
    Les lecteurs avertis, ceux qui savent lire entre les lignes verront que le texte invite la nation à tirer les conséquences de ces négligence et inaction.
    Certains diront peut être que l’auteur ne propose pas assez de solutions aux problèmes soulevés mais je retorquerais pour signaler que ce ne sont pas les idées qui manquent c’est plutôt l’engagement et puisque Mickelson Thomas s’est engagé, je lui dis bravo !

  • Mon cherThomas,
    Ta réflexion est globalement juste, rationnelle dans le fond et la forme (compliments pour la dextérité de l’écriture) , néanmoins si elle a eu le mérite de bien poser sur le présent les binquiétudes qui hantent les esprits de tous citoyens conscients comme toi-même du drame qui menacent la nation haitienne, elle semble dans le développement de ta pensée comme l’énumération d’une liste d’interrogations concernant d’éventuelles tragédies qui pourraient découler d’une brutale aggravation de la pandémie en Haiti alors que nous sommes en plein dans ce que je pourrais oser d’appeler “chronique d’ une catastrophe annoncée” . Car à mon avis tous les signaux que nous envoie le quotidien des Haitiens ( gouvernants et gouvernés ) semblent indiquer que nous acheminons lentement mais surement vers une tragédie.
    ”Si d’aventure des mesures d’ajustement et redressement ne sont pas envisagées ” dis-tu tu crains toute une série de calamités que la République pourraient subir, alors que l’indiscipline citoyenne, je dirais plûtot la désinvolture voir même l’incrédulité de nos concitoyens frisent la folie. L’incompétence de nos dirigeants étant déja prouvée, l’égocentrisme de nos elites étant endémique, nos intellectuels étant renfermés sur eux mêmes, notre societé civile étant débile je ne vois vraiment pas comment par notre seule force nous pourrons nous en sortir de par nous-même.
    Au lendemain du séisme du 12 janvier 2010 des têtes pensantes avaient les mêmes apréhensions que toi, certains avaient parlé d’opportunités à saisir, d’occasions de rebatir le pays , de ceci , de cela , 12 milliards de dollars americains engloutis plus tard (CIRH et PETRO CARIBE confondus) nous sommes encore a un taux record de chomage dans le pays , a 124 lits d’hopitaux donc à une innexsistance d’infrastructure sanitaire, à un environnement totalement délabré, une économie asphixiée, un climat sécuritaire détérioré, un système social défaillant, un dispositif judiciaire grabstaire, un niveau d’éducation en plein déclin, un et tout ceci sans aucune menace naturelle ou autre , alors si par malheur le Coronavirus devrait nous frapper qu’en resterait- il ?
    Sais- tu que ton cri, il est poussé depuis longtemps par plus d’un , rends toi à la bibliothèque nationale et tu verras qu’en lisant les journaux d’époque ( au moins ces cent dernières années ) sous la plume de brillants penseurs les mêmes apréhensions que celles contenues dans ton message du jour étaient évoquées avec les problémes de leurs temps , danger du Coronavirus plus tard les esprits de 2020 sont encore hantés par les mêmes bêtises et crétinismes de nos décideurs multipliés par cent aujourd’hui et notre nation se meurt à petit feu sous l’incendie allumée par ses fossoyeurs. Et nous appeurés , lâches ou indifférents pour certains, opportunistes , complices ou mercenaires pour d’autres nous assistons en spectateurs ou acteurs à cette descente aux enfers q de notre pays ue rien ne semble ni pouvoir ni vouloir arrêter.
    Tu t’es demandé ” si nous allons devoir encore une fois nous remettre au Tout Puissant ? á l’Oncle Sam et/ ou à ses confrères. Je réponds en toute franchise, en mon âme et conscience et avec foi que c’est entre les mains de Dieu qu ‘ il faut remettre et remettre et continuet à remettre inlassablement notre pays d’ Haiti . D’ailleurs c’est ce que viennent de faire l’Oncle Sam et ses confrères qui malgré leur hyper developpement sont visiblement depassé par les évenements et ont fait appel à la providence divine. Alors en dehors du
    Tout-Puissant ….
    Bien à toi.Bonne soirée.

  • Hélas les problèmes sont multiples. Mais je pense que le vrai réside d’abord dans le manque de confiance de nos concitoyens dans nos dirigeants.
    Ce qui,ajouté à notre précaire éducation,conduit inévitablement au non respect des dites mesures de sécurité sanitaire.

  • Très bon diagnostic de la situation Thomas. Nous sommes effectivement un état très affaibli, affaibli par des élites sans vision, qui n’a de la attachement à ce territoire que pour faire de l’argent avec le même État qu’ils ont affaibli.
    Le catastrophe arrivera à coup sûr et sans surprise. Il trouvera un état non préparé et une population incrédule, indisciplinée et des élites qui pensent encore qu’elles seront épargnées car elles ne se mélangent pas à la population.
    Pourtant cette impréparation, cette surprise a été aussi le cas des pays riches. Ils ont improvisé, les décisions changent à chaque jour, ils s’ajustent avec l’évolution de la situation. Leur réussite viendra de la collaboration et de compréhension des citoyens. En Haïti, ces derniers complotent contre leurs propres intérêts, ils alimentent leurs rumeurs, encouragent le flou, perturbent les faibles signaux des fonctionnaires.
    Au point où on est seul les attitudes positives, un écran contre les rumeurs malsaines, une diminution de notre avidité pour les nouvelles sensationnelles redonneront confiance à la population. Une confiance essentielle afin qu’elle commencent à suivre les consignes des autorités. Espérons que cette crise refaçonnera la société haïtienne pour l’amener vers une société plus juste où tout le monde compte et que tout un chacun soit redevable.

  • Une juste prise de conscience de la situation actuelle d’haiti dans le contexte de cette crise sanitaire mondiale.
    Souhaitons que les décideurs sauront faire le nécessaire afin de limiter les dégâts.
    L’auteur aura le mérite d’avoir tiré lui aussi, vigoureusement, la sonnette d’alarme.
    Bravo.

  • C’est une très belle radiographie de la situation actuelle d’Haïti.
    Ce qui est sûr rien est fait pour protéger la population et rien ne sera fait pour les soigner quand le moment viendra on ne doit pas se leurrer
    Les mesures de confinement auxquelles tu fais référence, celles-ci ne sont pas et ne peuvent pas être respectées par la population vue l’état de précarité dans lequel elle évolue quotidiennement
    Le couvre-feu ne pourra pas limiter la propagation du virus par rapport aux diverses activités qui se font au cours de la journée!
    L’implication des élites économique, intellectuelle, politique, des secteurs associatif et syndical est jusque là non significative.
    Le secteur médical est absent dans les prises de décision et n’ont pas non plus les moyens ni la capacité de donner une réponse adéquate et proportionnelle par rapport aux soins qui doivent être administrés pour endiguer la maladie
    L’état a toujours été à genou, on l’a vu en 2010 et sera à nouveau spectateur de cette hécatombe
    Nous ne ne pourront même pas enterrer nos morts!
    Toutes mes félicitations grand frère !

  • Très belle réflexion mon grand, trop de vérité. Mais dommage, nous n’avons pas vraiment de dirigeants soucieux de notre pays.. je crois que tout le monde devrait lire.. il faut partager cet article aux maximum, j’ai beaucoup appris
    Merci

  • Beau texte dans le style et le fond. Félicitations!!
    Je veux bien dire avec toi que les jours à venir seront sombres : c’est un constat. Et ceci indépendamment de corona virus. C’est le refrain de la chanson haïtienne depuis plusieurs décennies (au moins depuis que je suis en mesure de penser et comprendre).
    Le corona virus nous donne l’opportunité de composer un nouveau couplet. Ressemblera-t-il aux précédents ? Jusque là ça en a tout l’air.
    Sans vouloir généraliser, nous les haïtiens semblons avoir été à la même école qui enseigne de « faire la même chose et de la même façon tout étant persuadé d’avoir des résultats différents »
    Je ne parle même pas encore de « meilleur résultat »
    Sans être fataliste, je crois que le Covid-19 suivra le cours que le collectif lui a déjà tracé depuis des lustres… Et nous savons tous à quoi nous attendre…
    Pouvons-nous changer ce cours ?
    Pour répondre, je pars de la question à méditer : et je comprends qu’elle découle du constat malheureusement très vieux que certains expriment ainsi : « Yon sel nou fò, ansanm nou fèb »
    Voila le paradigme à changer… Et c’est là notre grande faiblesse…
    Et « les dieux tutélaires de la nation….. », encore moins le Dieu en qui je crois, et toutes les « forces » que d’autres vénèrent ne sont pas sourds, cher cousin sans vouloir te contredire.
    Je dirais de préférence que nous n’écoutons pas, que nous voulons continuer de faire à notre guise, ignorant tous les consignes, toutes les prescriptions, toutes les valeurs, toutes les recommandations qui nous ont été donnés..
    Pour finir, je m’adresse au sportif que tu es, au coach qui a connu des victoires : as-tu déjà vu une équipe gagner en absence d’un LEADER et des JOUEURS qui ne se sont jamais réunis pour réfléchir ensemble sur l’objectif (Tournoi à gagner), la stratégie à mettre en place, en fonction de la capacité de chacun, et se mettre ENSEMBLE à l’action ?
    Je n’attends pas la réponse, et je ne vais pas élaborer davantage….. Mais toute proportion gardée, applique ta réponse au fonctionnement de notre Chère HAITI et on comprendra que le cours que nous avons tracé pour corona, et avant tremblement de terre, et avant…..
    J’ose espérer, même si les catastrophes antérieures n’ont pas su le faire, que le Covid-19 allumera cette flamme d’UNITE éteinte depuis trop longtemps.
    Continuons de travailler et cette flamme finira par s’allumer à nouveau. Car je reste persuadé qu’il y a beaucoup d’haïtiennes et d’haïtiens qui y travaillent.

  • Félicitations Son… ma seule remarque: Quand allons nous prendre les moyens pour combattre ce paradoxe haitien: yon sèl nou fò, ansanm nou fèb… ??? La solution à beaucoup de nos problèmes.

  • Cher Thomas
    J ai lu ton texte d un trait. Il se laissait lire. Bravo pour l élégance de ton style , la justesse de tes analyses et l appel citoyen que tu y fais pour nous inviter à assumer tous nos responsabilités collectives avant qu ‘il ne soit trop tard.
    Merci frérot.

  • Félicitations!!Texte d’une analyse sociologique tres juste. Selon moi, il aurait avantage à être écrit dans un langage plus vernaculaire pour rejoindre un plus grand nombre. En aoutre , je pense que sur le plan personnel, tu as certainement identifié des pistes de solutions, il serait tres à propos d’en exprimer quelques uns. Encore , félicitations.
    Kim Abellard

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